Paire de pistolets de poche à silex par Boutet Directeur Art - Lot 42

Lot n° 42
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Estimation :
4000 - 5000 EUR
Paire de pistolets de poche à silex par Boutet Directeur Art - Lot 42
Paire de pistolets de poche à silex par Boutet Directeur Artiste à la Manufacture de Versailles, modèle à balle forcée et canon dévissable à la main, coffre très finement gravé d’animaux chimériques et allégories cynégétiques, détentes escamotables gravées de déesses à l’antique, chien col de cygne à serre-pierre gravé, couvre-bassinet gravé de motifs champêtres et palmes, coffre signé sur le rempart « Boutet Directeur Artiste » et de part et d’autre du chien « Manufacture à Versailles », crosse goutte d’eau plate, niellée et marquetée d’inclusions argent à motifs de frises et urnes, mécanismes parfaits, BE-TBE, LT 135 mm, France époque Directoire, catégorie D § e). Provenance familiale. Pistolets ayant appartenus à Jean-Antoine de Bry (1760-1834). Une lettre de Nicolas Boutet , directeur de la Manufacture de Versailles, récemment exhumée des archives de cette famille, a permis d’établir que cette paire de pistolets fut réalisée pour Joseph-Antoine de Bry, qui fut successivement : député de l’assemblée Législative, puis à la Convention Nationale. Ayant transformé son nom en celui de « Debry » afin d’échapper aux suspicions que pouvait engendrer la particule, il siégea au Comité de Salut Public et vota la mort de Louis XVI. En 1794, il adhéra à la réaction Thermidorienne et devint membre du Comité de Sûreté Générale. Sous le Directoire il siégea comme député de l’Aisne au Conseil des Cinq Cents, dont il fut élu président en 1796. Nommé ministre plénipotentiaire au congrès de Rastatt, il poursuivit sa carrière en étant nommé directeur. Lors de la campagne de Toscane (1799), il échappa de peu à la mort après que sa voiture eut été attaquée par un parti de cavaliers Hongrois qui tuèrent ses deux compagnons : Claude Roberjot et Antoine Bonner d’Alco et blessèrent sérieusement Debry. Il soutint le coup d’état du 18 Brumaire an VIII, qui porta Bonaparte au pouvoir et assura le ralliement des autorités de l’Aisne au nouveau régime. Nommé préfet du Doubs puis élevé au rang de Baron d’Empire, il fut révoqué sous la Première Restauration et dut s’exiler en Belgique, où il résida jusqu’à l’arrivée de Louis Philippe au pouvoir en 1830, qui permit le retour en France de certains exilés. Debry mourut quatre ans après son retour d’exil et fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise Expert Hervé MATOUS
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