Exceptionnel sabre de Récompense Nationale signé de Boutet D - Lot 41

Lot n° 41
Aller au lot
Estimation :
30000 - 40000 EUR
Exceptionnel sabre de Récompense Nationale signé de Boutet D - Lot 41
Exceptionnel sabre de Récompense Nationale signé de Boutet Directeur artiste à la Manufacture de Versailles, monture à l’allemande, pommeau en amande avec couvercle décoré de fleurettes, branche de garde simple, dédoublée à la jointure pour fixer une dragonne, décorée de frises dorées et signée en dessous « Manufre à Versailles » et sous le quillon « Boutet Directeur Artiste », oreillons hexagonaux décoré d’un bonnet phrygien sur pique révolutionnaire, et bordés de barrettes avec fleurettes, fusée à filigranes alternés, bande de métal bronzé et chainette double, quillon en palmette, superbe lame damas courbe de 835 mm, à dos plat et contre tranchant en tête, gravée et décorée de trophées à la symbolique révolutionnaire (canon, faisceau, drapeaux, tonneau, instruments de musique, ), et de couronnes civiques avec banderoles marquées « Récompense » sur une face et « Nationale » sur l’autre, talon gravé, doré et marqué Klingenthal au dos, fourreau acier bronzé, cuvette découpée pour les oreillons, gravures d’acanthes, guirlandes et motifs héliotropes rehaussés à l’or, au premier quart un crevé figurant un laçage sur galuchat blanc poli, bracelets et pitons ornés de facettes, anneaux bronzés, dard asymétrique découpé et doré, LT 1015 mm, quelques usures et traces de frottement et d’oxydation sinon état exceptionnel pour ce rarissime sabre de Récompense Nationale, France époque Directoire. Provenance familiale. Sabre ayant appartenu à Jean-Antoine de Bry (1760-1834). Une lettre de Nicolas Boutet , directeur de la Manufacture de Versailles, récemment exhumée des archives de cette famille, a permis d’établir que ce sabre fut réalisé pour Joseph-Antoine de Bry, qui fut successivement : député de l’assemblée Législative, puis à la Convention Nationale. Ayant transformé son nom en celui de « Debry » afin d’échapper aux suspicions que pouvait engendrer la particule, il siégea au Comité de Salut Public et vota la mort de Louis XVI. En 1794, il adhéra à la réaction Thermidorienne et devint membre du Comité de Sûreté Générale. Sous le Directoire il siégea comme député de l’Aisne au Conseil des Cinq Cents, dont il fut élu président en 1796. Nommé ministre plénipotentiaire au congrès de Rastatt, il poursuivit sa carrière en étant nommé directeur. Lors de la campagne de Toscane (1799), il échappa de peu à la mort après que sa voiture eut été attaquée par un parti de cavaliers Hongrois qui tuèrent ses deux compagnons : Claude Roberjot et Antoine Bonner d’Alco et blessèrent sérieusement Debry. Il soutint le coup d’état du 18 Brumaire an VIII, qui porta Bonaparte au pouvoir et assura le ralliement des autorités de l’Aisne au nouveau régime. Nommé préfet du Doubs puis élevé au rang de Baron d’Empire, il fut révoqué sous la Première Restauration et dut s’exiler en Belgique, où il résida jusqu’à l’arrivée de Louis Philippe au pouvoir en 1830, qui permit le retour en France de certains exilés. Debry mourut quatre ans après son retour d’exil et fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise Expert : Hervé MATOUS
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue